lundi 9 novembre 2009

TODD, le retour !!!

Aïe aïe aïe ! On croyait les anglais fous rangés des guitares, tout du moins sous l'appellation TODD, mais non. Les voilà de retour avec une nouvelle formation et un troisième album qui promet d'être noise noise noise. En attendant que je le tienne entre mes pattes velues, quelques titres en écoute sur leur myspace remis à jour. Vas-y Todd, éventre-moi !

[ EDIT : Une super chronique chez un autre moustachu à lunettes ICI ]

PAYDAY - SCHEISSEBERG - El Boqueron - 01/11/2009

Passage à l'heure d'hiver, régime alimentaire à base de gratins de patates depuis deux semaines, âge canonique, finances dans le rouge vif, moral dans les chaussons, personne n'aurait parié nous voir ce soir-là au concert des connards de Pay Day. Et pourtant, madame Putois et monsieur l'Ours trouvent le courage de décoller leurs culs du canapé pour affronter la pluie.
Le Boqueron a investi dans de gros parasols et auvents pour abriter sa clientèle durant les pauses clopes ; ici, on soigne la clientèle. Et c'est là qu'on retrouve Rica qui papote déjà avec ces trous du cul de montpelliérains. Toujours aussi prolixe, je laisse tout le monde pour aller voir les locaux de Scheisseberg.
Je reconnais plus ou moins des mecs du combo proto-grunge Mr Moustache aux guitares et à la batterie (d'après les comix d'un des lascars), J de Back To Basics à la basse et Robin de JJA au chant. Une Big Muff devant un des guitaristes, une Fender Jaguar dans les mains de l'autre me laissent espérer que ça va grunger. Malheureusement, le son est tout riquiqui, les mecs ont obéi au patron et n'ont pas osé monter les potards, dommage. La basse est ronde et précise, la guitare rythmique est sonic-youthesque juste ce qu'il faut mais j'entends à peine le chevelu plié en deux qui joue avec ses pédales d'effets et ça me met bien les boules parce qu'il a l'air d'envoyer des plans bien coolos. La voix me fait un peu penser au timbre et au débit de Lee Hollis, "mâtiné de Cedric Bixler-Zavala" me précisera Tanxxx (non, en fait elle m'a dit "ouais le chant c'est un peu toujours pareil, comme machin d'At The Drive-In là ; on va manger des patates au beurre après ? Avec du fromage fondu dessus ?"). Pas faux. J'ai vraiment bien aimé leur punk grungisant, notamment le titre le plus calme, plus élaboré que les autres et qui m'a bien gratouillé les oreilles, mais j'aurais vraiment aimé que le gros son soit là...
Le boss demande aux gros cons de Pay Day de ne pas jouer plus fort que le groupe précédent. "Ah ben non, ça va pas être possible."
Ils font traîner l'installation, un qui va pisser, l'autre qui veut une bouteille d'eau, un troisième qui cherche son sac et Samy qui soutient qu'il ne peut pas chanter avec sa gorge en vrac. Un petit lait de poule salvateur et c'est parti.
Ces fils de pute sont bons ! Ça joue à fond, le son comme les tempos, et c'est dix fois plus puissant que la fois où je les avais vus à La Politique. Fred se tape tous les breaks de guitare et assure le reste du temps les basses avec ce que j'imagine être un octaver, Arbre (un vrai pédé à moustache) fait le chaud avec sa guitare et le show entre les morceaux, le batteur m'hallucine, une machine à frapper, et Samy, bien que malade (mais est-ce qu'il lui arrive en fait de ne pas être malade ?...), saute et se tortille dans tous les sens en gueulant. Le hardcore chaotique des débuts n'est plus chaotique du tout. Les plans et les idées s'enchaînent à la vitesse de l'éclair, les morceaux sont courts, c'est grind, hardcore, noise, punk avec un poil de couille de chameau de métal, bref c'est bien. Et tout ça avec le sourire, des blagues pourries à la pelle, une parodie emo à tomber de rire, et t'as envie de sortir le Ricard et les olives et d'inviter tout ces sacs à fiente du midi pour l'apéro.
Ce qu'on a plus ou moins fait à la fin de leur set, de la bière et des clopes en lieu et place de jaune et d'olive, sous les auvents dégoulinant de pluie à papoter de valses, de Yes, de rythmes en 5/4, de PEL, de vernis à ongles vert et de patchworks.
Merci les mecs, vous êtes cons.

vendredi 18 septembre 2009

THE STRANGLERS "The raven" LP - 1979














On range les rats dans les égouts des glauques ruelles londoniennes et on sort le corbeau qui va hanter des cieux tout aussi menaçants. Les vikings tout de noir vêtus débarquent de leurs Longships pour tout dévaster.
Exit les petites filles, maintenant ça parle putes et femmes fatales, dope, politique, guerres et destructions.
C’est avec cet album que les Stranglers vont se mettre à expérimenter vraiment. Le clavier, la batterie et le chant ne sont jamais les mêmes (et ne sonnent jamais pareil) d’un titre à l’autre, les seuls repères étant la basse coup de kick dans la gueule et la guitare toute en arpèges répétitifs. Les rythmes sont alambiqués, les morceaux tordus et les sons et les voix sont souvent passées à la moulinette à effets.
Ce putain de corbaque est réputé être un des plus difficiles d’accès, mais c’est en fait celui que j’écoute le plus. Cet album est foutrement riche, violent, baroque (bordello), maniéré, décadent, déconcertant.
The Raven c'est l'instrumental menaçant "Longships", la voix chuchotée mais tout aussi menaçante de "The raven", les deux basses mastocs et le texte syncopé de "Dead Loss Angeles", l'intro grandiloquente et trompeuse de "Ice", cet arpège descendant de guitare qui démonte tout sur "Baroque bordello", le clavier enfantin et léger posé sur la basse en béton armé de "Nuclear device" (qui renvoie au "Sweden" de Black And White), la rythmique déconstruite et devo-esque de "Shah shah a go go", la ballade cotonneuse et sous morphine "Don't bring Harry", l'ultra-classique "Duchess" auquel s'enchaîne à la perfection le très expérimental "Meninblack", et le terrible break de basse qui précède le final destructeur de "Genetix".
Yep, tout ça sur deux simples faces de vinyl.
La pochette intérieure est tout aussi riche, mélangeant les graphismes et les polices, avec quelques citations ou extraits d'articles de journaux posés de-ci de-là, pour un résultat qui m'a toujours fait penser aux "avant-gardistes" de l'équipe Bazooka.
Jusqu'à ma mort, je sais que j'aurai toujours ce corbeau posé sur l'épaule.

Ah, et juste un mot au sujet de "Meninblack" (le morceau, pas l'album). À l'origine le single prévu pour accompagner la sortie de The Raven était "Two sunspots", mais les gonzes ont fait une erreur de manip en voulant écouter la bande et c'est au ralenti qu'ils ont entendu la prise de synthé, qu'ils ont gardée telle quelle pour composer le titre "Meninblack", renvoyant "Two sunspots" sur l'album suivant : The Meninblack.

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Le reste de la discographie des étrangleurs sur Nextclues.

vendredi 11 septembre 2009

Il est temps de mettre un peu d'ordre.


Oui, c'est un peu la bazar. Dans ma vie, dans ma tête, sur mes étagères et dans mes cartons. Ma tendance à l'éparpillement est à son summum en ce moment. Faisons donc un peu de vide et de rangement dans le but d'y voir plus clair.

RANGEMENT
Pour arrêter de mélanger les torchons et les serviettes, j'ai bricolé rapidos un petit site destiné à héberger toutes les conneries que j'enregistre chez moi sans avoir à passer par myspace qui est quand même un truc bien casse-roufles. J'ai appelé ça ONE SPEED MY SPEED, nom assez explicite à mon sens. Tout ça pour me concentrer un peu plus sur les chroniques sur ce blog.

VIDE
Je me débarrasse de deux trucs hyper tendances.
Tout d'abord la fidèle boîte-à-rythmes/groovebox de DEJA MORT que tu pourras exposer dans ton salon ou utiliser dans ton groupe anarchopunk. Livrée sans boîte mais avec alimentation et mode d'emploi en français à un prix moindre que l'argus constaté.



Ensuite, l'accessoire indispensable vu le regain d'intérêt de ce bon vieux thrash : un véritable Perfecto Schott (modèle 618, celui-là même que portait Marlon Brando dans "L'équipée sauvage", wahou !) de la fin des années 80 (87 ou 88, je ne me souviens plus très bien). Taille 44. Il est en excellent état hormis quelques coutures intérieures décousues et un petit trou dans la poche intérieure. Fourni sans bandana ni casquette.



Vous pouvez me contacter via jmgrosse[at]gmail.com pour poser vos questions.
Merci.


PLAYLIST de la matinée
MUNICIPAL WASTE, DONALD WASHINGTON, FLAG OF DEMOCRACY, SNAPCASE.

jeudi 3 septembre 2009

De tout un peu.

Eh ben dis donc, c'est la grosse glandouille sur ce blog !
Oui, c'est parce que j'ai plein de trucs à faire, mais pas de fric pour les faire.
Faire la manche rue Sainte Catherine, piquer le porte-monnaie des vieilles peaux aux allées de Tourny et vendre son cul à Sainte-Croix déguisé en ado albanais, ça paye, mais ça prend du temps. C'était quand même de chouettes vacances.

Bon, quoi de neuf pour cette rentrée ?
Toujours pas de nouveau titres de Headball. Les maquettes dorment tranquillou dans mon ordi. Mais pour me changer les idées, j'ai enregistré six titres de hardcore basique pour un éventuel EP virtuel à venir. Comme d'hab, ne manquent que les voix. Les ferai-je un jour ?...

En parlant de hardcore, voilà déjà 10 ans que Face Up To It traîne ses converse dans tous les squatts de France et d'ailleurs. Bonne occasion pour eux de fêter ça à la maison sur un week-end, avec plein d'invités. Bonne ambiance assurée, venez !

Concernant la reformation surprise, il s'agit tout simplement d'un groupe dans lequel j'ai joué sur le tard.
J'espère avoir le temps et le courage de torcher une mixtape digne de ce nom...

Stay tuned.
 

JMGrosse = Vieux Connard © 2008. Chaotic Soul :: Converted by Randomness